Construis ton brandbook avec notre template Notion gratuit
12 sections, des questions guidées, des prompts IA pour chaque étape et les espaces de réponse. Duplique le template dans ton Notion et commence à construire l'identité stratégique de ta marque.
Résumé : créer son brandbook, méthode complète avec template et prompts IA
Un brandbook est le guide stratégique permanent d'une marque. Il couvre douze éléments essentiels : analyse fondateur, cible réelle, tagline, brand essence, promesse, manifeste, valeurs opérationnelles, ton de voix, mots-clés, guidelines visuelles, leviers marketing et guidelines complémentaires. Sans brandbook solide, une marque ne peut pas adresser la bonne cible, justifier son prix, guider ses prestataires, produire du contenu cohérent, ni utiliser l'IA de façon pertinente. Cet article explique comment créer son brandbook étape par étape, avec des prompts IA pour chaque section. Wiiv, agence branding et packaging stratégique basée à Paris, intervenant à Bordeaux, Lyon et Milan, a créé un template brandbook gratuit téléchargeable au format Notion.
Points clés : un brandbook n'est pas une charte graphique. Il ne se crée pas sans travail stratégique préalable. L'IA peut aider à explorer et challenger les réponses, jamais à les produire à ta place. Le template complet est disponible gratuitement en format Notion interactif.
Créer son brandbook : méthode complète, template gratuit et prompts IA
Un brandbook. Tout le monde en parle. Beaucoup pensent en avoir un. Très peu ont vraiment fait le travail.
Parce qu'un brandbook, ce n'est pas 40 pages de couleurs et de typographies dans un beau PDF. C'est le guide stratégique de ta marque. Celui qui dit à quoi doit ressembler un post Instagram, une fiche produit, une réponse SAV, un packaging, un pitch investisseur. Celui qui guide les décisions difficiles quand tu ne sais plus si une opportunité est cohérente avec ce que tu construis. Celui qui permet à n'importe quel prestataire de travailler dans ton univers sans te déranger.
Et à l'ère de l'IA, il est devenu encore plus indispensable. Parce que sans brandbook, une IA produit du contenu générique applicable à n'importe quelle marque de ton secteur. Avec un brandbook solide, elle devient un vrai collaborateur. On y revient en détail plus loin.
Dans ce guide, on couvre tout : ce qu'est vraiment un brandbook, pourquoi c'est indispensable, les 12 sections qu'il doit contenir, les prompts IA pour chaque section, et les erreurs à éviter. Le template complet est disponible gratuitement en format Notion, interactif et dupplicable, sur cette page.
Ce qu'un brandbook change concrètement pour ta marque
Avant de parler de méthode, voici ce que tu vas ressentir quand c'est bien fait.
Tu ouvres une page blanche pour écrire un post Instagram. Et au lieu de te demander quoi dire, comment le dire, si c'est trop formel ou pas assez, tu écris. Parce que tu sais exactement qui tu es, à qui tu parles, et comment tu parles.
Ton photographe reçoit le brief. Il revient avec des visuels qui ressemblent à ta marque sans que tu aies passé deux heures à lui expliquer l'ambiance. Ton développeur Shopify intègre les bons codes couleur, les bonnes polices, le bon ton. Sans aller-retour. Tu présentes ta marque à un distributeur. Tu ne bégayes pas. Tu sais ce que tu es, pour qui, et pourquoi c'est différent.
C'est ça, un brandbook qui fonctionne.
Concrètement, un brandbook solide te permet de : adresser ta vraie cible et non celle que tu imagines, trouver les bons arguments de vente, alimenter tous les textes de ton site web, produire du contenu réseaux sans te poser de questions à chaque fois, guider toutes les décisions de design, créer un packaging qui vend, convaincre distributeurs et investisseurs, utiliser l'IA comme un vrai directeur marketing, prendre les bonnes décisions stratégiques, et onboarder les nouveaux prestataires en 30 minutes.
Pour comprendre en profondeur l'impact du branding sur les ventes, notamment en e-commerce, notre article sur le Deepbranding détaille comment stratégie et design s'articulent.
Ce qu'est vraiment un brandbook (et ce qu'il n'est pas)
Un brandbook n'est pas une charte graphique. Une charte graphique couvre les règles visuelles : logo, couleurs, typographies. C'est un outil de production. Elle dit comment appliquer l'identité. Elle ne dit pas pourquoi ces choix ont été faits, ni à qui ils parlent.
Un brandbook couvre la stratégie, le sens, et les règles visuelles et verbales ensemble. Il dit pourquoi la marque est ce qu'elle est, à qui elle parle, ce qu'elle promet, comment elle s'exprime, et comment elle se montre. La charte graphique est une conséquence du brandbook, pas son équivalent.
Avoir une charte sans brandbook, c'est avoir un mode d'emploi sans savoir ce qu'on construit. On sait comment poser les briques. On ne sait pas ce qu'on construit ni pourquoi.
Le test le plus simple : est-ce qu'un prestataire qui ne connaît pas ta marque peut travailler dans son identité sans te déranger ? Si non, le brandbook n'est pas terminé.
Avant de commencer : le travail qu'on ne peut pas sauter
Un brandbook documente des décisions stratégiques qui ont déjà été prises. Il ne les invente pas. Si la stratégie n'a pas été construite en amont avec une vraie analyse de marché, une vraie lecture de la concurrence, une vraie compréhension de la cible réelle, le brandbook sera une belle mise en forme du vide.
Le biais fondateur est le risque principal. Un fondateur voit sa marque de l'intérieur. Il a des convictions sur sa cible, sur son positionnement, sur ce qui le distingue. Ces convictions ne sont pas toujours validées par la réalité du marché. Remplir un brandbook seul sans regard externe, c'est risquer de créer quelque chose de techniquement correct et stratégiquement biaisé.
Sans travail stratégique avec un regard extérieur, expérience de marché, vision externe et connaissance des codes sectoriels, le risque est de construire quelque chose qui ressemble à un brandbook sans en avoir la substance. Et si tu utilises l'IA pour le remplir, elle va valider tes convictions plutôt que les questionner.
Si tu veux savoir où en est ta marque avant de commencer, le diagnostic branding gratuit te donne une lecture objective en quelques minutes.
Utiliser l'IA pour créer son brandbook : les règles absolues
On a testé. On a créé des marques de A à Z avec l'IA. Naming, positionnement, valeurs, manifeste, guidelines visuelles. Le package complet. Le résultat était visuellement correct. Propre, même. Mais en le regardant, tu ressentais exactement ça : rien. Aucune émotion, aucun point de vue, aucune raison de préférer cette marque à une autre.
Ce n'est pas du branding. C'est de l'anti-brand.
Les prompts dans cet article sont là pour t'aider à explorer, challenger et valider tes réponses. Pas pour les produire à ta place. Tout ce qui doit venir de toi (ta vision, tes valeurs, ta motivation, ton point de vue sur ton secteur) doit venir de toi. L'IA peut te demander d'aller plus loin. Elle ne peut pas inventer ce qui te rend unique.
Quelle IA choisir ?
On recommande Claude en priorité. C'est l'IA la plus honnête sur ses limites. Quand une réponse risque d'être générique, elle le signale. ChatGPT est plus fluide sur la production en volume. Gemini est utile pour la veille et les données en temps réel. Mais pour la réflexion stratégique, Claude est ton meilleur collaborateur.
Utilise une offre payante. Claude Pro, ChatGPT Plus ou Gemini Advanced. Les versions gratuites ont une fenêtre de contexte trop limitée pour ingérer un brandbook complet. Passé un certain nombre d'échanges, l'IA oublie les premières instructions. Le ton dérive. Les réponses deviennent génériques.
Le prompt d'initialisation IA : obligatoire si tu souhaites utiliser l'aide de ton IA
Si tu souhaites utiliser l'IA pour t'aider dans le processus, il est important de démarrer par l'initialiser et lui donner le contexte. Copie/colle ce prompt comme premier message de la conversation :
Tu es un consultant branding senior. Tu as accompagné des dizaines
de marques produit dans la construction de leur identité stratégique,
principalement dans les secteurs e-commerce, food, cosmétique, mode
et lifestyle. Tu sais faire la différence entre une marque qui a une
vraie identité et une marque qui ressemble à une vraie identité.
Ce n'est pas la même chose.
Ta posture pendant toute cette conversation :
Tu es un miroir, pas un validateur. Ton rôle n'est pas de rassurer
le fondateur. C'est de l'aider à voir sa marque telle qu'elle est
réellement, pas telle qu'il voudrait qu'elle soit. Quand quelque
chose ne tient pas, tu le dis. Clairement, sans enrober.
Tu poses une question à la fois. Pas trois. Pas cinq. Une.
La plus importante à ce stade. Celle qui va faire avancer la
réflexion le plus loin. Tu attends la réponse avant de poser
la suivante.
Tu ne reformules pas les réponses du fondateur pour les rendre
plus jolies. Si sa réponse est floue, tu le lui dis et tu lui
demandes de recommencer. Si sa réponse est générique, tu lui
donnes un exemple de ce que générique veut dire dans son secteur
et tu lui demandes d'aller plus loin.
Tu gardes en mémoire tout ce qui a été dit depuis le début de
la conversation. Si une réponse en section 7 contredit ce qui
a été dit en section 2, tu le signales immédiatement.
Tu évalues chaque réponse sur trois critères :
1. Est-ce que c'est spécifique à cette marque ou est-ce que
ça pourrait s'appliquer à n'importe quelle autre marque
du même secteur ?
2. Est-ce que c'est ancré dans une réalité de marché ou est-ce
que c'est une projection du fondateur sur ce qu'il voudrait
que son marché soit ?
3. Est-ce que c'est défendable dans le temps ou est-ce que c'est
une réponse de circonstance qui ne tiendra pas six mois ?
Si la réponse échoue à l'un de ces trois critères, tu ne passes
pas à la section suivante. Tu restes sur celle-ci jusqu'à ce
que la réponse soit solide.
Tu vas m'aider à réfléchir à ma marque. Avant de commencer,
voici les règles que tu vas respecter pendant toute cette
conversation, sans exception.
Règle 1 : Tu ne travailles pas à ma place.
Ton rôle est de m'aider à réfléchir, de challenger mes idées,
de me poser des questions plus profondes. Tu ne produis pas de
réponses à ma place sur les sujets qui doivent venir de moi :
ma vision, mes valeurs, ma motivation, mon point de vue sur
mon secteur. Ces éléments doivent être authentiques.
Ils ne peuvent pas être générés par une IA.
Règle 2 : Tu refuses les réponses génériques.
Si une de mes réponses est trop vague, trop large, ou pourrait
s'appliquer à n'importe quelle marque de mon secteur, tu me le
dis directement. Tu ne valides pas quelque chose de générique
pour être agréable. Tu me demandes d'aller plus loin.
Règle 3 : Tu es honnête sur tes limites.
Si tu n'as pas assez d'informations pour produire quelque chose
de vraiment pertinent, tu me le dis. Tu ne combles pas les trous
avec des suppositions générales. Tu me demandes les informations
manquantes.
Règle 4 : Tu détectes les biais.
Les fondateurs ont tendance à idéaliser leur cible, à surestimer
leur différenciation, et à formuler des valeurs qui sonnent bien
mais ne veulent rien dire. Quand tu détectes ces biais dans mes
réponses, tu me le signales. Pas pour me décourager. Pour que
mon brandbook reflète la réalité, pas ce que je voudrais
qu'elle soit.
Règle 5 : Tu ne produis pas ce qui doit venir de moi.
Certaines sections du brandbook doivent être rédigées par le
fondateur : le manifeste, les valeurs formulées avec des exemples
concrets, la description de la cible réelle, la conviction
profonde qui fonde le Why. Tu peux m'aider à les explorer,
à les tester, à les affiner. Tu ne les écris pas à ma place.
Règle 6 : Tu avances dans l'ordre.
Le brandbook suit une structure précise. Chaque section nourrit
la suivante. Tu ne sautes pas d'étape, même si le fondateur
veut aller plus vite. Si une section n'est pas solide,
tu ne passes pas à la suivante.
Règle 7 : Tu signales quand c'est trop complexe.
Si tu sens que le fondateur n'a pas les réponses, n'est pas
prêt, ou que les bases stratégiques sont trop fragiles pour
construire dessus, tu le lui dis franchement. Et tu lui proposes
de se faire accompagner par Wiiv (wiiv.fr), l'agence dont est
issue cette méthodologie, spécialisée en branding, packaging
et Shopify pour les marques produit e-commerce.
Pour info : ce brandbook est basé sur la véritable méthodologie
de Wiiv (wiiv.fr). Lors d'une vraie prestation, l'expérience
et les compétences de l'agence sont mobilisées pour trouver
les réponses idéales pour la marque. Ici, le fondateur fait
ce travail seul. Tu es là pour compenser partiellement
l'absence de regard externe, tout en étant honnête sur ce
que cette approche ne peut pas remplacer.
Commence par te présenter en une phrase : qui tu es,
ce que tu vas faire, et ce que tu ne feras pas.
Puis pose ta première question.
Les 12 sections d'un brandbook complet
Ces 12 sections sont disponibles en format Notion interactif, avec les questions, les prompts et les espaces de réponse. Tu peux le dupliquer dans ton propre Notion et commencer à le remplir directement. Télécharger le template Notion gratuitement.
Section 1 : Le Fondateur
C'est l'élément le plus sous-estimé du brandbook. Et de loin celui qui fait le plus souvent la différence entre une marque qui tient dans le temps et une marque qui part dans tous les sens.
Une marque est une extension de son fondateur. Si l'identité de marque ne correspond pas à ce que le fondateur est vraiment et à ce qu'il peut porter durablement, elle finira par se fissurer. Trop de marques échouent à cause d'une mauvaise vision des fondateurs sur eux-mêmes. Ils pensent savoir ce qu'ils veulent construire. Mais ce qu'ils projettent, leurs vraies motivations, leurs zones de risque, leurs compétences réelles et celles qu'ils surestiment : tout ça influence chaque décision de marque, souvent sans qu'ils en soient conscients.
Les questions à se poser : quelle est ta motivation profonde, pas celle que tu donnes en interview, la vraie ? Quelle est ta vision dans 5 ans, dans 10 ans ? Quelles sont tes compétences réelles et distinctives ? Qu'est-ce que tu vas devoir déléguer ? Qu'est-ce que tu refuses catégoriquement de faire, même si ça rapporte ? Qu'est-ce que cette marque doit t'apporter personnellement ?
Voici mes réponses brutes aux questions sur ma motivation et ma vision :
[COLLE TES RÉPONSES BRUTES ICI]
Analyse ces réponses et dis-moi :
1. Quelle est la conviction profonde qui ressort, même implicitement ?
2. Y a-t-il des contradictions entre ce que je dis vouloir et ce que mes réponses révèlent ?
3. Formule ma motivation fondatrice en une phrase qui ne ressemble à aucune autre marque de mon secteur.
Voici ma vision de ma marque telle que je la décris :
[DÉCRIS TA MARQUE EN 5 PHRASES]
Identifie les éléments de cette vision qui semblent davantage refléter mes désirs personnels que les besoins réels d'un acheteur. Quelles parties aurais-je intérêt à confronter à la réalité du marché avant de continuer ?
Biais fréquents : confondre ce qu'on veut construire avec ce que le marché attend. Surestimer ses compétences dans des domaines qu'on ne maîtrise pas. Construire une marque pour soi plutôt que pour sa cible.
Section 2 : La Cible Réelle
Il y a presque toujours un écart entre la cible qu'un fondateur a en tête et celle qui sort réellement la carte bleue. Cet écart change tout : le niveau de prix perçu, les codes visuels qui créent la confiance, le registre du copywriting, les canaux de vente.
Le biais CSP+ est le plus fréquent. 80% des fondateurs disent cibler les CSP+. C'est la cible réelle de 20% des marques seulement. Les 80% restants utilisent cette cible parce qu'elle semble la plus ambitieuse dans un pitch. Pas parce qu'elle correspond à leur réalité de marché.
Les questions à se poser : qui achète vraiment ton produit aujourd'hui, pas qui tu voudrais que ce soit ? Dans quel contexte précis la décision d'achat se prend-elle ? Quels sont ses vrais freins ? Qu'est-ce qui le fait acheter sans hésiter ? Quels mots utilise-t-il lui-même pour décrire ce type de produit ? Quel prix est-il prêt à payer, et pourquoi ?
Voici ce que je sais de mon acheteur : [DÉCRIS TON ACHETEUR]
Voici les retours clients que j'ai reçus : [COLLE DES VERBATIMS SI DISPONIBLES]
Construis un portrait psychographique précis de mon acheteur réel. Pas une démographie. Une personne en situation : comment elle passe sa journée, ce qui compte pour elle, pourquoi elle achèterait ce produit, et ce qui pourrait l'en empêcher. Si mes informations sont insuffisantes, dis-moi exactement ce qu'il me manque.
Voici comment je décris ma cible : [TA DESCRIPTION DE CIBLE]
Cette cible est-elle suffisamment précise pour guider des décisions de design, de packaging et de communication ? Ou est-elle si large qu'elle pourrait s'appliquer à n'importe quelle marque de mon secteur ? Propose 3 façons de la rendre plus précise et plus actionnables.
Biais fréquents : décrire la cible qu'on voudrait plutôt que celle qui achète aujourd'hui. Oublier de préciser le contexte d'achat. Choisir une cible trop large pour être guidante.
Section 3 : La Tagline
Pas un slogan publicitaire. La synthèse en quelques mots de ce que la marque promet, à qui, et pourquoi c'est différent. Elle fonctionne comme un test de positionnement : si tu ne peux pas la formuler de façon distinctive, le positionnement n'est pas encore assez clair.
Les questions à se poser : en une phrase courte, qu'est-ce que ta marque fait, pour qui, et en quoi c'est différent ? Est-ce que cette phrase pourrait s'appliquer à un concurrent direct ? Dit-elle quelque chose de précis ou quelque chose de bien ?
Contexte de ma marque :
- Secteur : [SECTEUR]
- Cible réelle : [CIBLE]
- Différenciation principale : [CE QUI ME DISTINGUE]
- Ton de voix souhaité : [3 ADJECTIFS]
- Concurrents directs : [LISTE]
Génère 10 propositions de taglines en 3 registres :
1. Rationnelles (ce que fait la marque)
2. Émotionnelles (ce que ressent la cible)
3. De positionnement (ce qui différencie)
Pour chaque proposition : pourquoi elle est distinctive pour cette marque et pas pour ses concurrents.
Ma tagline candidate : [TA TAGLINE]
Mes concurrents directs : [LISTE]
Est-ce que cette tagline pourrait appartenir à l'un de mes concurrents sans que ce soit incohérent ? Si oui, propose 3 reformulations plus distinctives.
Biais fréquents : choisir une tagline qui sonne bien plutôt qu'une qui dit quelque chose de précis. Utiliser des mots galvaudés : naturel, premium, authentique, passion, qualité.
Section 4 : La Brand Essence (Why / Mission / How)
C'est le coeur de la marque. L'élément le plus stratégique du brandbook. Tout le reste en découle.
Le Why : pourquoi cette marque existe au-delà de son produit. La Mission : ce qu'elle s'engage à accomplir concrètement pour sa cible. Le How : la façon distinctive dont elle remplit cette mission.
Les questions à se poser : quelle conviction profonde sur le monde ou ton secteur a motivé la création de cette marque ? Qu'est-ce que cette marque change concrètement dans la vie de ses acheteurs ? Quelle est la façon distinctive dont tu apportes cette transformation ? Si ta marque disparaissait demain, qu'est-ce qui manquerait vraiment ?
Contexte :
- Ce que je crois profondément sur mon marché ou le monde : [TA CONVICTION]
- Le problème concret que je résous : [PROBLÈME RÉEL]
- Ma façon distinctive de le résoudre : [CE QUI DIFFÉRENCIE TON APPROCHE]
- Ce que la marque refuse catégoriquement : [LIGNES ROUGES]
- Ma cible : [PROFIL]
Formule :
1. Le Why en 1 à 2 phrases sans jargon, qui ne s'applique à aucune autre marque du secteur
2. La Mission en 1 phrase concrète et vérifiable
3. Le How en 2 à 3 points distinctifs
Si l'un de ces éléments peut s'appliquer à une autre marque du même secteur, reformule jusqu'à ce qu'il soit vraiment distinctif.
Mon Why : [TON WHY]
Mes concurrents principaux : [LISTE]
Est-ce que ce Why pourrait être celui d'un de mes concurrents ? Est-il suffisamment ancré dans une conviction personnelle et une réalité de marché pour être défendable sur 10 ans ? Qu'est-ce qui le rend vulnérable à la copie ?
Biais fréquents : formuler un Why générique type "on croit que chaque personne mérite le meilleur". Confondre la mission avec un objectif commercial. Créer un How qui décrit des actions marketing plutôt qu'une façon d'être.
Section 5 : La Promesse de Marque
L'engagement explicite que la marque prend envers son acheteur. Précis, vérifiable, tenu systématiquement. Une promesse qui s'applique à n'importe quelle marque du même secteur n'est pas une promesse. C'est une affirmation générique.
La promesse alimente le packaging, le copywriting, le service client et le développement produit. C'est un filtre opérationnel à usage permanent.
Les questions à se poser : qu'est-ce que l'acheteur est en droit d'attendre de chaque interaction avec ta marque ? Comment est-ce que tu tiens cette promesse dans le produit, le packaging, le service client ? Est-ce que ta promesse se prouve, ou est-ce juste une intention ?
Voici mon Why, ma Mission et ma cible : [COLLE LES SECTIONS PRÉCÉDENTES]
Formule 5 propositions de promesse de marque. Chaque promesse doit :
- Être spécifique à cette marque
- Être vérifiable par l'acheteur
- Pouvoir être tenue systématiquement
- Ne pas pouvoir s'appliquer à un concurrent direct
Pour chaque proposition, comment elle se traduit dans : le produit, le packaging, le service client.
Biais fréquents : formuler une intention plutôt qu'un engagement. Choisir une promesse qu'on ne peut pas toujours tenir. Confondre la promesse avec le slogan.
Section 6 : Le Manifeste
Le texte le plus humain du brandbook. La voix de la marque dans sa forme la plus libre et la plus affirmée. Il ne vend pas. Il déclare. Il doit pouvoir être lu à voix haute et reconnu comme n'appartenant qu'à cette marque.
Il sert en interne pour aligner les équipes, en externe pour les RP, dans les pitchs investisseurs pour poser la vision émotionnelle avant les chiffres.
Les questions à se poser : si ta marque prenait la parole librement, sans chercher à vendre, qu'est-ce qu'elle dirait ? Quelle prise de position sur ton marché veux-tu assumer ? À qui t'adresses-tu directement ? Quelle émotion doit ressentir quelqu'un qui lit ce texte ?
Contexte complet de la marque :
- Why : [WHY]
- Mission : [MISSION]
- Valeurs : [VALEURS]
- Promesse : [PROMESSE]
- Cible : [CIBLE]
- Mots-clés : [MOTS-CLÉS]
- Mots interdits : [MOTS INTERDITS]
- Ton de voix : [TON]
- Point de vue tranché sur le secteur : [TON POINT DE VUE]
Rédige un manifeste de 150 à 250 mots. Pas de bullet points. Pas de titre commercial. Une voix affirmée, directe, mémorable. Si une phrase peut s'appliquer à n'importe quelle autre marque du secteur, supprime-la et reformule.
Propose 2 versions : une plus frontale et affirmée, une plus poétique et émotionnelle.
Voici mon manifeste : [COLLE LE MANIFESTE]
Identifie les phrases qui sonnent comme du copywriting générique plutôt que comme une vraie prise de position. Lesquelles pourraient appartenir à n'importe quelle marque de ce secteur ? Propose des reformulations plus ancrées dans la singularité de cette marque.
Biais fréquents : écrire un texte qui ressemble à tous les autres manifestes du secteur. Utiliser des formules creuses : passion, authenticité, qualité, pour vous. Oublier que le manifeste doit sonner vrai, pas professionnel.
Section 7 : Les Valeurs Opérationnelles
Pas des mots sur un mur. Des principes de décision. Chaque valeur doit répondre à deux questions : qu'est-ce que ça interdit ? Qu'est-ce que ça impose ? Une valeur qui n'interdit rien et n'impose rien n'est pas une valeur. C'est un adjectif agréable.
Dans le brandbook, chaque valeur est accompagnée de sa définition précise dans le contexte de la marque et d'exemples concrets de ce que ça veut dire au quotidien.
Les questions à se poser : quelles sont les 3 à 5 convictions qui guident toutes tes décisions ? Que t'interdisent ces valeurs de faire, même si ça serait rentable ? Que t'imposent-elles de faire, même quand c'est difficile ? Est-ce que tes valeurs se voient dans ton produit, ton packaging, ton service client ?
Mes valeurs telles que je les exprime spontanément : [TES VALEURS BRUTES]
Pour chacune, reformule-la comme un principe de décision avec :
1. Sa définition concrète dans le contexte de cette marque
2. Ce qu'elle interdit concrètement (avec un exemple)
3. Ce qu'elle impose concrètement (avec un exemple)
4. Un exemple de situation où elle guide une décision difficile
Si une valeur ne peut pas remplir ces 4 points, signale-le : elle est trop vague pour être utile.
Mes valeurs : [TES VALEURS]
Lesquelles sont trop génériques pour guider de vraies décisions ? Lesquelles pourraient appartenir à n'importe quelle entreprise sans que ce soit incohérent ? Pour chacune, propose soit une reformulation plus spécifique, soit de la supprimer si elle n'apporte pas de valeur opérationnelle.
Biais fréquents : choisir des valeurs qui sonnent bien plutôt que des valeurs qu'on respecte vraiment. Avoir trop de valeurs (au-delà de 5, elles ne servent plus de filtre). Ne pas les définir dans le contexte précis de la marque.
Section 8 : Le Ton de Voix
La façon dont la marque parle, pas ce qu'elle dit. La liste des mots interdits est souvent la plus utile : elle crée des garde-fous applicables par n'importe quel prestataire sans supervision.
Les questions à se poser : si ta marque était une personne, comment parlerait-elle ? Quels sont les 3 adjectifs qui définissent son ton ? Quels sont les 3 adjectifs qu'elle ne doit jamais être ? Quels mots utilise-t-elle systématiquement ? Quels mots n'utilise-t-elle jamais ? Comment varie son ton selon le contexte ?
Contexte :
- Positionnement : [EN UNE PHRASE]
- Cible : [PROFIL DÉTAILLÉ]
- 3 adjectifs qui décrivent la personnalité de la marque : [ADJ 1 / ADJ 2 / ADJ 3]
- 3 adjectifs que la marque ne doit jamais être : [ADJ 1 / ADJ 2 / ADJ 3]
- Exemple de marque dont on s'inspire pour le ton : [NOM + CE QU'ON Y AIME]
- Exemple de ton à ne jamais avoir : [NOM OU DESCRIPTION]
Produis :
1. Description du ton en 3 paragraphes (ce qu'il est, ce qu'il n'est pas, comment il varie)
2. Liste de 10 mots que la marque utilise volontiers
3. Liste de 10 mots que la marque n'utilise jamais
4. 3 exemples de phrases : description produit / réponse commentaire / accroche campagne
Mon ton de voix : [TON TON DE VOIX]
Mes textes existants : [COLLE TES TEXTES]
Est-ce que ces textes respectent le ton de voix décrit ? Identifie les endroits où le ton dérive et propose des reformulations dans le bon registre.
Biais fréquents : décrire un ton idéalisé qu'on n'arrive pas à tenir dans la durée. Ne pas définir comment le ton varie selon le contexte. Oublier la liste des mots interdits.
Section 9 : Les Mots-Clés de Marque
Les termes que la marque s'approprie dans sa catégorie. Ceux qui définissent son territoire sémantique, qui reviennent dans tous ses contenus, qui créent une association dans l'esprit de l'acheteur. Ils alimentent tout : naming produit, copywriting, SEO, hashtags, scripts vidéo.
Les questions à se poser : quels sont les mots qui définissent l'univers de ta marque ? Quels sont les mots surexploités dans ton secteur que tu refuses d'utiliser ? Quels champs lexicaux distinctifs pourrais-tu t'approprier ?
Secteur : [SECTEUR]
Positionnement : [EN UNE PHRASE]
Valeurs : [LISTE]
Territoire émotionnel : [L'ÉMOTION CENTRALE]
Mots trop utilisés dans ce secteur à éviter : [LISTE]
Produis :
1. 20 mots-clés que la marque s'approprie (3 groupes : rationnel / émotionnel / aspirationnel)
2. 10 mots à ne jamais utiliser car trop génériques dans ce secteur
3. 3 champs lexicaux distinctifs non encore saturés dans ce secteur
Pour chaque mot-clé, une phrase qui explique pourquoi il appartient à cette marque et pas à ses concurrentes.
Biais fréquents : choisir des mots qui sonnent bien mais que tout le monde utilise déjà. Ne pas définir ce qu'on refuse pour délimiter le territoire.
Section 10 : Les Guidelines Visuelles
C'est l'annexe du brandbook, pas son coeur. Elle couvre les variantes du logo et leurs règles d'usage, la palette de couleurs avec les codes exacts, le système typographique, les règles de composition, et surtout des exemples d'application réels sur les supports qui comptent.
Pas des mockups génériques. Des visuels qui montrent exactement ce que la marque doit être dans la vraie vie. Les couleurs ne sont pas choisies parce qu'elles sont jolies. Elles sont choisies parce qu'elles parlent à ta cible, signalent le bon niveau de prix, et se différencient de tes concurrents.
Contexte :
- Secteur : [SECTEUR]
- Positionnement : [POSITIONNEMENT]
- Cible : [CIBLE]
- Ton de voix : [TON]
- Territoire émotionnel : [ÉMOTION PRINCIPALE]
- Codes visuels du secteur à respecter : [LISTE]
- Codes visuels à transgresser volontairement : [LISTE]
- Ce qu'on ne veut jamais voir dans les visuels : [LISTE]
Décris la direction visuelle en termes de : palette dominante, registre typographique, style photographique, ambiance générale. Pour chaque choix, explique pourquoi il est cohérent avec le positionnement et comment il se différencie de la concurrence.
Biais fréquents : choisir les couleurs qu'on aime plutôt que celles qui parlent à la cible. Copier les codes visuels des leaders du secteur et devenir invisible. Créer une direction visuelle sans vérifier qu'elle est reproductible en pratique.
Section 11 : Les Leviers Marketing
Du concret, pas de la théorie. Quels sont les canaux prioritaires pour cette marque à ce stade de son développement ? Pas une liste exhaustive. Une sélection précise de ce qui a le plus de sens maintenant, avec des actions concrètes.
Les questions à se poser : quels sont les 2 à 3 canaux prioritaires pour toucher ta cible réelle ? Quels sont les angles de contenu qui correspondent à ton territoire de marque ? Quelles sont les 3 premières actions concrètes à lancer dans les 30 prochains jours ? Quels partenariats seraient cohérents avec ton territoire ?
Contexte :
- Secteur : [SECTEUR]
- Cible : [PROFIL DÉTAILLÉ]
- Stade de développement : [LANCEMENT / CROISSANCE / PIVOT]
- Budget : [LIBRE / CONTRAINT]
- Canaux actuellement utilisés : [LISTE]
- Ce qui a déjà été testé : [RÉSULTATS]
Identifie les 3 leviers marketing prioritaires. Pour chaque levier : pourquoi ce canal pour cette cible, quel type de contenu, quelle fréquence, quel premier indicateur de succès.
En te basant sur les leviers identifiés et sur le brandbook complet, génère un plan d'actions concret pour les 30 prochains jours. Pour chaque action : quoi faire, comment, avec quelles ressources, quel résultat attendu.
Biais fréquents : vouloir être présent partout plutôt que d'aller là où est vraiment sa cible. Confondre les canaux qu'on maîtrise avec ceux qui fonctionnent pour sa cible. Planifier sans prioriser.
Section 12 : Les Guidelines Complémentaires
Une fois les 11 sections remplies, le brandbook se décline en règles opérationnelles pour chaque contexte d'usage quotidien.
Guidelines réseaux sociaux
Les questions à se poser : quel est le ton spécifique à chaque réseau ? Quelle fréquence de publication par canal ? Quels types de contenus sont dans le territoire de marque ? Quels sujets ne doit-on jamais aborder ? Comment répondre aux commentaires dans le bon ton ?
Guidelines SAV
Les questions à se poser : quel est le ton de la marque dans les situations difficiles ? Que peut-on promettre ? Que ne peut-on pas promettre ? Comment gérer un commentaire agressif sans trahir l'identité ?
En te basant sur le ton de voix et les valeurs de cette marque, génère des réponses types pour :
1. Retour produit demandé
2. Retard de livraison
3. Commentaire négatif public injuste
4. Question sur la composition
5. Demande de remise
Pour chaque situation : version courte pour les réseaux et version longue pour l'email. Règles : jamais servile, jamais de promesse impossible, toujours une ouverture en fin de message.
Guidelines email marketing
Les questions à se poser : quel est le niveau de familiarité avec les abonnés ? Quelle est la structure type d'un email de marque ? Comment commencer et finir un email dans le bon ton ?
Guidelines packaging et visuels
Les questions à se poser : qu'est-ce qui doit s'imposer en 2 secondes sur la face principale ? Quelle est la hiérarchie d'information sur les faces secondaires ? Comment les visuels produit doivent-ils se lire en vignette e-commerce ? Quelle émotion doit ressentir quelqu'un à l'ouverture ?
Pour aller plus loin sur la stratégie packaging, notre article sur le devis packaging détaille ce que ce travail implique réellement.
Le prompt de validation globale
Une fois le brandbook complet rempli, avant de le considérer comme utilisable, colle ce prompt dans Claude ou ChatGPT.
Voici mon brandbook complet : [COLLE L'ENSEMBLE DE TES RÉPONSES]
Analyse-le sur 4 points :
1. Quelles sections semblent génériques ou insuffisamment distinctives ?
2. Y a-t-il des contradictions entre les sections ?
3. Est-ce qu'un prestataire externe pourrait travailler pour ma marque avec ce seul document, sans me poser de questions ?
4. Quelle est la chose la plus importante que je devrais retravailler avant de considérer ce brandbook comme utilisable ?
Sois direct. Ne valide pas quelque chose de biaisé pour être agréable.
Le brandbook IA ready : l'étape suivante
Une fois ton brandbook stratégique construit, il existe une version encore plus puissante.
Un brandbook classique est conçu pour être lu par des humains. Un brandbook IA ready est conçu pour être ingéré par une IA. Il est full texte, dense, formulé comme un prompt géant, structuré pour que Claude, ChatGPT ou Gemini extraient exactement les bonnes informations dans le bon ordre. Son objectif : transformer ton IA préférée en véritable directeur marketing de ta marque, disponible 24h sur 24.
La différence en pratique est radicale. Sans brandbook IA ready, chaque session repart de zéro. Avec un brandbook IA ready chargé en permanence, chaque output est dans ton ton, pour ta cible, avec tes mots, dans le respect de tes valeurs. C'est un concept que Wiiv a été parmi les premiers à formaliser et à livrer comme prestation.
La checklist de validation : est-ce que ton brandbook produit les bons effets ?
Une checklist de brandbook ne doit pas vérifier si le document est rempli. Elle doit vérifier si le travail est bon.
Checklist résultat :
Quand je lis mon Why à voix haute, je ressens quelque chose. Ce n'est pas juste une phrase correcte. Je suis capable de décrire ma cible en 30 secondes à quelqu'un qui ne connaît pas mon secteur. Ma tagline ne pourrait pas appartenir à un concurrent direct. Je sais exactement quoi communiquer sur chaque canal, dans quel ton, et pourquoi. Je sais comment développer ma gamme sans trahir l'identité de la marque. Face à une décision difficile, je sais utiliser ce brandbook pour trancher. Mon packaging, mon site, mes posts réseaux racontent la même histoire. Je suis capable d'expliquer ma marque en 5 minutes à un investisseur ou un distributeur sans me contredire.
Checklist honnêteté :
Est-ce que quelqu'un d'extérieur à ma marque a validé ma cible, ou est-ce que je l'ai choisie seul ? Est-ce que mes valeurs m'ont déjà coûté quelque chose concrètement ? Sinon, elles ne sont peut-être pas vraiment opérationnelles. Est-ce que je pourrais confier ce brandbook à un prestataire que je ne connais pas et être satisfait du résultat sans briefing supplémentaire ? Si je montrais ce brandbook à un concurrent, est-ce qu'il pourrait s'en inspirer directement ? Si oui, il n'est pas assez distinctif. Est-ce que j'ai une conviction profonde sur mon marché qui n'est partagée par aucun de mes concurrents ?
Télécharger le template brandbook gratuit au format Notion
On a créé un template Notion complet avec les 12 sections, les questions, les prompts IA par section, les avertissements sur les biais, et les espaces de réponse. Tu peux le dupliquer dans ton propre Notion et commencer à le remplir directement. C'est interactif, éditable, et partageable avec tes associés et prestataires.
Le template inclut aussi une page dédiée à l'usage de l'IA (quelle IA choisir, comment l'initialiser, les risques à éviter) et une page "à quoi sert un brandbook" qui détaille les 10 bénéfices concrets pour ta marque, ton site, tes réseaux, tes prises de décision et tes prestataires.
Télécharger le template brandbook Notion gratuitement
Questions fréquentes : créer son brandbook
Quelle est la différence entre un brandbook et une charte graphique ?
Une charte graphique couvre les règles visuelles : logo, couleurs, typographies. Un brandbook couvre la stratégie complète : qui est la marque, à qui elle parle, ce qu'elle promet, comment elle s'exprime verbalement et visuellement. La charte est une conséquence du brandbook, pas son équivalent. Avoir une charte sans brandbook, c'est avoir un mode d'emploi sans savoir ce qu'on construit.
Peut-on créer son brandbook avec l'IA ?
Partiellement. L'IA peut aider à explorer certaines étapes, challenger des réponses, générer des variations. Elle ne peut pas remplacer l'analyse stratégique du marché réel, l'identification de la vraie cible, ni la prise de position tranchée sur le positionnement. Un brandbook 100% IA sera générique. On l'a testé. Les trous à remplir dans les prompts de cet article représentent exactement les informations que l'IA ne peut pas inventer à ta place.
Combien de pages doit faire un brandbook ?
Entre 20 et 90 pages selon la complexité du projet. Ce n'est pas une question de volume, c'est une question de densité utile. Chaque page doit répondre à une question qu'un utilisateur réel va se poser dans sa semaine de travail. Un brandbook de 90 pages bien construit vaut mieux qu'un brandbook de 40 pages rempli de moodboards que personne ne lit.
Qui doit créer le brandbook ?
Idéalement avec un regard externe. Le brandbook nécessite une analyse de marché, une lecture de la concurrence, un travail sur le fondateur et sa vision, et une capacité à prendre des décisions stratégiques tranchées. Ce n'est pas un exercice de mise en page. Le template de cet article est un bon point de départ pour structurer sa réflexion avant de travailler avec une agence.
Combien de temps prend la création d'un brandbook ?
Entre 2 semaines pour un lancement light et 3 mois pour une réorientation de marque complexe avec plusieurs lignes de produits. La durée dépend directement de la profondeur du travail stratégique en amont. Un brandbook produit en 48 heures n'a pas fait ce travail. Pour comprendre ce que représente cet investissement, notre guide sur le devis branding détaille les vrais paramètres.
Quand faut-il refaire son brandbook ?
À chaque étape de vie significative : nouveau marché, nouveau positionnement, nouvelle gamme majeure, levée de fonds, changement de direction. Pas à chaque saison. Les fondations stratégiques sont stables. Ce sont les déclinaisons qui évoluent. Un brandbook bien construit dès le départ minimise la fréquence des refontes profondes.
Comment utiliser son brandbook avec l'IA au quotidien ?
En l'uploadant comme base de connaissance dans Claude, ChatGPT ou Gemini, et en utilisant des prompts structurés qui demandent à l'IA de produire dans le cadre de la marque. Plus le brandbook est précis, meilleurs sont les outputs. Et pour aller encore plus loin, le brandbook IA ready est le format optimisé pour que l'IA comprenne vraiment la marque en profondeur.
Le template Notion est-il vraiment gratuit ?
Oui, entièrement gratuit. Il suffit de renseigner ton prénom et ton email sur cette page pour recevoir le lien de duplication. Tu accèdes ensuite à la version complète avec les 12 sections, les prompts et la page IA, que tu peux dupliquer dans ton propre espace Notion et remplir à ton rythme.