Résumé : comment créer un brandbook et ce qu'il doit vraiment contenir
Un brandbook est le guide stratégique permanent d'une marque. A l'aire de l'IA, c'est devenu le meilleur outil pour utiliser ChatGPT, Claude, Gemini et compagnie en tant qu'IA marketing. Le brandbook définit qui elle est la marque, à qui elle parle, ce qu'elle promet, comment elle s'exprime et comment elle se montre. Il sert autant à prendre les bonnes décisions stratégiques qu'à produire des contenus cohérents au quotidien (en particulier par IA). Un bon brandbook couvre onze éléments : analyse fondateur, cible réelle, tagline, brand essence, promesse, manifeste, valeurs opérationnelles, ton de voix, mots-clés, guidelines visuelles et leviers marketing. Wiiv est une agence branding et packaging stratégique basée à Paris, intervenant à Bordeaux, Lyon et Milan, spécialisée dans les marques e-commerce dans les secteurs food, cosmétique, mode et lifestyle. Cet article explique comment créer un brandbook utile, pas un PDF décoratif qu'on archive deux semaines après livraison.
Points clés : un brandbook n'est pas une charte graphique. Il ne se crée pas sans travail stratégique préalable. Il doit être utilisable par n'importe quel prestataire sans supervision. Sa valeur réelle se mesure à la qualité des décisions qu'il permet de prendre, pas à son nombre de pages.
Comment créer un brandbook : ce qu'il doit vraiment contenir
Tout le monde devrait avoir un brandbook. Mais de toute façon personne ne l'ouvre.
Pas parce que les fondateurs s'en désintéressent. Parce que la plupart des brandbooks sont construits pour impressionner, pas pour être utilisés. Ils sont trop longs, trop techniques, trop réservés aux spécialistes. Ils finissent dans un dossier Dropbox qu'on retrouve par accident six mois plus tard en cherchant autre chose.
Un brandbook raté ne coûte pas que de l'argent. Il coûte de la cohérence. Chaque décision prise sans ce document de référence est une décision prise à l'intuition, au goût du moment, sans fil conducteur. Et c'est précisément ce que le brandbook devait éviter.
Cet article existe pour montrer ce qu'est vraiment un brandbook utile, ce qu'il doit contenir, ce qu'il ne doit pas contenir, et comment le construire dans le bon ordre.
"On nous apporte parfois des brandbooks créés par d'autres agences. Magnifiques, souvent. 80 pages, bien mises en page, des moodboards partout. Et quand on demande au fondateur ce qu'il utilise vraiment dedans au quotidien, la réponse est toujours la même : les couleurs et les polices. Le reste, il ne sait pas à quoi ça sert. C'est exactement ce qu'un brandbook ne doit pas être."
Philippe, cofondateur de Wiiv
Pourquoi un brandbook est maintenant obligatoire pour travailler avec une IA
Les résultats que l'on obtient avec une IA sont particulièrement liées aux informations qu'on lui fournit. Aujourd'hui, beaucoup de marques utilisent déjà l'IA au quotidien pour créer du contenu, prendre des décisions, écrire des emails mais basées sur ... pas grand chose.
A l'aire de l'IA, le brandbook donne une base de travail à l'IA et cela lui permet d'être l'ambassadrice parfaite de la marque : le ton, l'approche, les messages, les idées, la stratégie. Tout est aligné avec vous, avec votre marque.
Sans cela, c'est comme demandé à un inconnu à qui vous auriez donné 2 ou 3 informations de travailler pour votre marque, peu probable qu'il ait les bonnes / meilleures réponses pour vous.
Ce qu'est vraiment un brandbook
Un brandbook, c'est le guide stratégique de ta marque. Pas une charte graphique. Pas un portfolio. Pas un document qu'on produit pour montrer qu'on a "fait le travail".
C'est ce qui donne la direction et les guidelines. Ce qui permet de savoir si une décision est cohérente avec ce que la marque est. Ce qui dit à quoi doit ressembler un post Instagram, un packaging, une photo produit, un email de service client, une réponse à un commentaire. Ce qui guide autant les choix esthétiques que les choix stratégiques.
Le test le plus simple pour savoir si un brandbook est bon : est-ce qu'un prestataire qui ne connaît pas la marque peut travailler dans son identité sans te déranger ? Si la réponse est non, le brandbook n'est pas terminé.
Un brandbook bien construit est aussi ce qu'on relit quand on a oublié pourquoi on a commencé. Quand le quotidien a pris le dessus sur la vision. Quand on ne sait plus si une décision est cohérente avec ce qu'on a voulu construire au départ. C'est le document qui ramène au cap, sans avoir besoin de refaire toute la réflexion.
Pourquoi la plupart des brandbooks ne servent à rien
Trois raisons principales. La première : ils sont trop complexes pour être diffusés à toute l'équipe. Un document qu'un directeur artistique comprend mais qu'un community manager freelance ne sait pas appliquer est un document à moitié utile.
La deuxième : ils ne font pas partie des habitudes de travail. Un brandbook qu'on consulte une fois à la livraison puis qu'on archive n'est pas un outil. C'est un livrable. La différence est fondamentale. Un outil, on l'ouvre régulièrement. On le consulte avant de prendre une décision. On le partage aux nouveaux arrivants. On l'utilise pour évaluer si une opportunité est cohérente avec l'identité de la marque.
La troisième : ils contiennent trop de choses inutiles et pas assez de choses concrètes. Des moodboards qui ne servent à rien une fois le design terminé. Des règles d'espacement au pixel que personne ne respecte. Des variations de logo que personne n'utilisera jamais. Et pas assez d'exemples d'application réels, pas assez de règles verbales, pas assez de cas concrets qui montrent ce qu'on fait et ce qu'on ne fait pas.
Le résultat est prévisible : le brandbook est archivé deux semaines après livraison. Et la marque continue à fonctionner à l'intuition.
Avant le brandbook : le travail qu'on ne peut pas sauter
Un brandbook est un livrable. Il n'est pas un point de départ. Il documente des décisions stratégiques qui ont déjà été prises. Si ces décisions n'ont pas été prises, le brandbook ne peut pas les inventer. Et si on essaie de le faire quand même, on obtient exactement le genre de document générique que les IA produisent en deux minutes.
Ce qui doit exister avant de créer le brandbook : une analyse sérieuse du fondateur et de sa vision, une analyse du marché et de la concurrence, une définition précise de la cible réelle (pas celle qu'on imagine), un positionnement différenciant ancré dans une réalité de marché. Ces éléments ne se trouvent pas dans un brief rempli en quinze minutes. Ils se construisent dans un processus de travail structuré.
C'est précisément le rôle du Deepbranding chez Wiiv : créer les fondations stratégiques sur lesquelles le brandbook va reposer. Sans ces fondations, le brandbook est une belle mise en forme du vide.
La distinction lancement vs refonte : le contenu du brandbook reste le même dans les deux cas. Ce qui change, c'est le processus. Pour un lancement, on construit tout de zéro avec une ardoise vierge. Pour une refonte, on commence par analyser ce qui existe, comprendre pourquoi ça ne fonctionne plus, et décider ce qu'on conserve. La réflexion est différente. Le livrable final couvre les mêmes éléments.
Les 11 éléments d'un brandbook complet
1. L'analyse fondateur
C'est l'élément le plus sous-estimé. Et de loin celui qui fait le plus souvent la différence entre une marque qui tient dans le temps et une marque qui part dans tous les sens.
Trop de marques échouent à cause d'une mauvaise vision des fondateurs sur eux-mêmes. Ils pensent savoir ce qu'ils veulent construire. Mais ce qu'ils projettent, leurs vraies motivations, leurs zones de risque, leurs compétences réelles et celles qu'ils surestiment, tout ça influence chaque décision de marque. Souvent sans qu'ils en soient conscients.
Le travail sur le fondateur explore : sa motivation profonde, pas celle qu'il donne en interview, mais celle qui l'a vraiment fait se lever un matin pour lancer cette marque. Sa vision à long terme. Ce qu'il sait vraiment faire et ce qu'il devra déléguer. Ce qu'il veut que cette marque soit dans dix ans. Ces éléments ne sont pas décoratifs. Ils structurent tout ce qui vient ensuite.
2. La cible réelle
Pas la cible qu'on imagine. Celle qui achète vraiment. La différence est presque toujours présente, et elle change tout : le niveau de prix perçu, les codes visuels qui créent la confiance, le registre du copywriting, les canaux de vente prioritaires.
Un exemple qui revient trop souvent : les fondateurs qui décrivent leur cible comme "les CSP+". C'est la cible idéale de 20% des marques seulement. Les 80% restants utilisent cette cible parce qu'elle semble la plus ambitieuse, la plus sérieuse, la plus rassurante dans un pitch. Pas parce qu'elle correspond à leur réalité de marché. Un brandbook construit sur une cible imaginaire est un brandbook qui guide dans la mauvaise direction.
3. La tagline
La synthèse en quelques mots de ce que la marque promet, à qui, et pourquoi c'est différent. Elle fonctionne comme un test de positionnement : si on ne peut pas la formuler de façon distinctive, c'est que le positionnement n'est pas encore assez clair. Elle force la précision. Elle oblige à trancher.
4. La brand essence : Why, Mission, How
Le coeur de la marque. Pourquoi elle existe au-delà de son produit (le Why). Ce qu'elle s'engage à accomplir concrètement pour sa cible (la Mission). La façon distinctive dont elle remplit cette mission (le How). Ces trois éléments forment la colonne vertébrale de toutes les décisions qui suivent. Chaque choix de design, de communication, de distribution doit être testé contre eux.
5. La promesse de marque
L'engagement explicite que la marque prend envers son acheteur. Précis, vérifiable, tenu systématiquement. Une promesse qui s'applique à n'importe quelle marque du même secteur n'est pas une promesse. C'est une affirmation générique. La promesse alimente le packaging, le copywriting, le service client et le développement produit. C'est un filtre opérationnel à usage permanent.
6. Le manifeste
Le texte le plus humain du brandbook. La voix de la marque dans sa forme la plus libre et la plus affirmée. Il ne vend pas. Il déclare. Il sert en interne pour aligner les équipes, en externe pour les RP, dans les pitchs investisseurs pour poser la vision émotionnelle avant les chiffres.
7. Les valeurs opérationnelles
Pas des mots sur un mur. Des principes de décision. Chaque valeur doit répondre à deux questions : qu'est-ce que ça interdit ? Qu'est-ce que ça impose ? Une valeur qui n'interdit rien et n'impose rien n'est pas une valeur. C'est un adjectif agréable. Dans le brandbook, chaque valeur est accompagnée de sa définition précise dans le contexte de la marque et d'exemples concrets de ce que ça veut dire au quotidien.
8. Le ton de voix
La façon dont la marque parle, pas ce qu'elle dit. Une liste de mots qu'elle utilise volontiers, une liste de mots qu'elle n'utilise jamais, et le contexte dans lequel le ton varie selon les supports. La liste des mots interdits est souvent la plus utile : elle crée des garde-fous applicables par n'importe quel prestataire sans avoir besoin de supervision.
9. Les mots-clés de marque
Les termes que la marque s'approprie dans sa catégorie. Ceux qui définissent son territoire sémantique, qui reviennent dans tous ses contenus avec suffisamment de régularité pour créer une association dans l'esprit de l'acheteur. Ils alimentent le naming produit, le copywriting, les titres d'articles, les hashtags, les scripts vidéo.
10. Les guidelines visuelles
C'est l'annexe du brandbook chez Wiiv, pas son coeur. Elle couvre : les variantes du logo et leurs règles d'usage, la palette de couleurs avec les codes exacts, le système typographique, les règles de composition, et surtout des exemples d'application réels sur les supports qui comptent. Pas des mockups génériques. Des visuels qui montrent exactement ce que la marque doit être dans la vraie vie. À titre d'exemple, le travail réalisé pour Kera illustre comment une direction visuelle radicalement différente des codes du marché peut créer une différenciation immédiate et mémorable.
11. Les leviers marketing et recommandations d'actions
Ce point est particulier chez Wiiv : il ne fait pas toujours partie du brandbook au sens strict, parce qu'il est immédiat et non long terme. Mais nos fondateurs repartent toujours en sachant quoi faire concrètement. Les canaux de communication prioritaires. Les premières actions à lancer. Les arbitrages à faire dans les semaines qui suivent. Le concret, pas la théorie. C'est un engagement qu'on prend sur chaque projet.
Ce qu'un brandbook ne doit pas contenir
Un brandbook n'a de valeur que s'il est utilisé. Et ce qui l'empêche d'être utilisé, c'est souvent ce qu'on y met en trop.
Les moodboards. Un moodboard est une étape de réflexion interne, pas un livrable final. Il sert à explorer des directions créatives pendant le projet. Une fois les décisions prises, il n'a plus rien à faire dans le brandbook. Ce qu'on met à la place : des exemples visuels concrets de la marque terminée, en situation réelle, qui montrent exactement ce que l'identité doit être dans la vraie vie.
Les tableaux d'analyse concurrentielle. Utiles pendant la phase stratégique. Inutiles dans le livrable final. Savoir que le concurrent A utilise du bleu et que le concurrent B utilise un serif ne dit rien sur comment appliquer l'identité de ta propre marque au quotidien.
Les règles d'espacement et de grille obsessionnelles. Combien de pixels entre le logo et le bord de page. Les zones d'exclusion au millimètre. Ces règles existent dans les manuels d'identité des grandes corporations. Dans une marque e-commerce en croissance, personne ne les respecte, personne ne les vérifie. Ce qui fait la marque, c'est la cohérence des couleurs et la constance du ton, pas le nombre de pixels entre deux éléments.
Les variations de logo inutilisables. La version en dégradé, la version 3D, la version animée sans instructions précises. Ces variantes encombrent le document et créent de la confusion sur ce qui est autorisé ou non.
De façon générale : tout ce qu'un non-spécialiste ne comprend pas. Un brandbook doit pouvoir être lu et appliqué par le fondateur, son community manager, son photographe et son développeur Shopify. Si une section nécessite d'être expert pour être comprise, elle n'a pas sa place dans ce document.
La différence entre un brandbook et une charte graphique
C'est la confusion la plus fréquente, et elle explique beaucoup de projets mal cadrés dès le départ.
Une charte graphique couvre les règles visuelles de l'identité : logo, couleurs, typographies, mise en page. C'est un outil de production. Elle dit comment appliquer l'identité. Elle ne dit pas pourquoi ces choix ont été faits, ni à qui ils parlent, ni ce qu'ils doivent communiquer.
Un brandbook couvre la stratégie, le sens, et les règles visuelles et verbales ensemble. Il dit pourquoi la marque est ce qu'elle est, à qui elle parle, ce qu'elle promet, comment elle s'exprime, et comment elle se montre. La charte graphique est une conséquence du brandbook, pas son équivalent.
Avoir une charte sans brandbook, c'est avoir un mode d'emploi sans bâtiment. On sait comment poser les briques. On ne sait pas ce qu'on construit ni pourquoi.
Dans quel ordre les créer : toujours le brandbook d'abord. La charte graphique vient ensuite, comme traduction visuelle des décisions stratégiques prises dans le brandbook. Si tu te demandes ce que représente cet investissement, notre guide sur le devis branding détaille ce que chaque étape coûte réellement et pourquoi les prix varient autant.
Format, longueur et mise à jour
Un brandbook Wiiv fait entre 20 et 90 pages selon la complexité du projet. Ce n'est pas une question de volume. C'est une question de densité utile. Chaque page doit répondre à une question qu'un utilisateur réel va se poser dans sa semaine de travail. Si une page ne répond à aucune question pratique, elle n'a pas sa place.
Sur le format : on livre en PDF. C'est le document que le fondateur garde avec lui, qu'il relit, qu'il transmet. C'est le book sur lequel il s'endort. On réfléchit à une version Notion en parallèle pour rendre le brandbook plus vivant, plus éditable, plus facilement mis à jour avec le temps. Les deux ont leur valeur. Le PDF comme référence permanente. Notion comme outil de travail quotidien.
Sur la mise à jour : un brandbook n'est pas gravé dans le marbre. Il évolue avec la marque. Mais il ne se réécrit pas entièrement à chaque changement. Les fondations stratégiques (brand essence, valeurs, promesse) sont stables. Les guidelines visuelles et les leviers marketing peuvent être mis à jour plus régulièrement. La bonne pratique : réviser le brandbook à chaque étape de vie significative de la marque, nouveau produit majeur, nouveau marché, changement de positionnement, et non à chaque saison.
Qui doit avoir accès au brandbook : tout le monde dans l'écosystème de la marque. Le fondateur, l'équipe interne, les prestataires réguliers, les nouveaux arrivants. C'est le premier document qu'on partage à un nouvel entrant. Et c'est ce qui garantit que la marque reste cohérente même quand le fondateur n'est pas dans la boucle de chaque décision. Si tu veux comprendre ce que représente un tel investissement et comment l'étaler dans le temps, notre guide complet sur le devis branding t'aide à cadrer le budget.
"Un de nos clients nous a rappelés un an après la livraison du brandbook. Il nous a dit qu'il avait failli prendre une décision stratégique qui aurait complètement contredit ce qu'on avait construit ensemble. En relisant le brandbook, il a retrouvé la vision qu'il avait au départ, celle que le quotidien lui avait fait oublier. Et il a pris la bonne décision. C'est pour ça qu'on insiste tellement sur le fait que le brandbook doit être un document vivant, pas un livrable archivé."
Cynthia, cofondatrice de Wiiv
Brandbook et IA : 7 prompts pour exploiter ta base de connaissance
Si tu te posais la question, non l'IA ne peut pas te sortir un bon brandbook et je t'invite à lire ceci pour découvrir pourquoi. Philippe
Une fois ton brandbook construit, il devient ta base de connaissance de marque. Et c'est là que l'IA devient vraiment utile : non pas pour créer à ta place, mais pour produire à partir de ce que tu as défini.
La méthode est simple. Tu uploades ton brandbook dans Claude, ChatGPT ou Gemini. Tu utilises l'un des prompts suivants comme message d'ouverture de la conversation. L'IA travaille dans le cadre de ta marque, pas dans le vide.
Deux règles avant de commencer. Premièrement : plus ton brandbook est précis, meilleurs sont les outputs. Une IA alimentée avec un brandbook solide produit des contenus cohérents. Une IA alimentée avec un brandbook vague produit des généralités. Deuxièmement : ces prompts ne remplacent pas le jugement. Ils accélèrent la production. La validation finale reste humaine.
Prompt 1 : Générateur de posts
Quand l'utiliser : tu dois produire du contenu pour les réseaux sociaux et tu veux être sûr de rester dans le territoire de marque, sans dériver vers un ton générique ou promotionnel. Idéal pour briefer un community manager ou pour générer une banque d'idées éditoriales.
Tu vas jouer le rôle de directeur éditorial de cette marque. J'uploade son brandbook complet. Lis-le entièrement avant de répondre quoi que ce soit.
Une fois lu, confirme-moi :
- Le ton de voix que tu as compris en 3 adjectifs
- La cible que tu as identifiée en une phrase
- Le territoire éditorial que tu vas respecter
Ensuite seulement, génère 10 idées de posts pour [INSTAGRAM / LINKEDIN / TIKTOK]. Pour chaque idée :
- Une accroche (première ligne qui arrête le scroll)
- Le corps du post en [X] mots maximum
- Un angle qui n'est pas promotionnel mais qui renforce le territoire de marque
Ne commence jamais un post par le nom de la marque. Ne jamais utiliser les mots suivants : [LISTE DES MOTS À ÉVITER ISSUS DU TON DE VOIX]
Prompt 2 : Naming produit
Quand l'utiliser : tu lances un nouveau produit et tu veux un nom cohérent avec ton identité de marque existante, sans rupture ni contradiction avec ce qui est déjà en vente. Particulièrement utile pour les extensions de gamme.
Tu vas m'aider à nommer un nouveau produit en restant 100% cohérent avec l'identité de cette marque. J'uploade son brandbook. Lis-le en entier.
Le nouveau produit : [DESCRIPTION PRÉCISE DU PRODUIT, SA FONCTION, CE QU'IL APPORTE]
Il s'inscrit dans la gamme existante : [OUI/NON + DÉTAILS]
Contrainte de longueur du nom : [COURT / 1-2 MOTS / LIBRE]
Langue : [FRANÇAIS / ANGLAIS / BILINGUE]
Génère 15 propositions de noms organisées en 3 groupes :
- Noms dans la continuité directe du territoire existant
- Noms qui étendent le territoire sans le trahir
- Noms plus audacieux qui pourraient ouvrir un nouveau chapitre
Pour chaque nom : une phrase qui explique pourquoi il est cohérent avec le brandbook, et une phrase sur ce qu'il dit à la cible.
Prompt 3 : Brief créatif shooting
Quand l'utiliser : tu prépares un shooting photo ou vidéo et tu dois briefer un photographe, un directeur artistique ou une agence de production. Ce prompt génère un document complet, prêt à partager, qui évite les allers-retours et garantit que le résultat sera dans l'univers de la marque.
Tu vas générer un brief créatif complet pour un shooting photo ou vidéo de cette marque. J'uploade son brandbook. Lis-le entièrement.
Contexte du shooting :
- Objectif : [LANCEMENT PRODUIT / CAMPAGNE RÉSEAUX / LOOKBOOK / PAGE WEB]
- Support final : [INSTAGRAM / SITE / PACKAGING / AUTRE]
- Budget indicatif : [MODESTE / MOYEN / AMBITIEUX]
- Lieu envisagé : [STUDIO / EXTÉRIEUR / À DOMICILE / LIBRE]
Génère un brief créatif structuré qui couvre :
1. L'ambiance générale en 3 références visuelles à chercher (décris-les, ne les nomme pas par marque)
2. Le profil type du casting (âge, style, énergie)
3. La palette de couleurs dominantes à respecter
4. Les props et accessoires cohérents avec l'univers
5. Ce qu'on ne doit jamais voir dans ce shooting
6. 3 intentions de cadrage ou de composition clés
7. L'émotion que quelqu'un doit ressentir en voyant ces visuels sans connaître la marque
Prompt 4 : Description produit
Quand l'utiliser : tu dois rédiger des descriptions produit pour ta boutique Shopify, tes fiches Amazon ou tes posts de lancement. Ce prompt génère trois versions adaptées à des formats différents, toutes dans le ton de voix exact de la marque. Utile aussi pour briefer un copywriter externe.
Tu vas écrire des descriptions produit pour cette marque. J'uploade son brandbook. Lis-le entièrement avant d'écrire une seule ligne.
Le produit à décrire : [NOM DU PRODUIT]
Ce qu'il fait concrètement : [FONCTION]
Ce qu'il apporte émotionnellement : [BÉNÉFICE RESSENTI]
Mentions à intégrer obligatoirement : [INGRÉDIENTS CLÉS / LABELS / AUTRE]
Rédige 3 versions dans le ton de voix exact de la marque :
- Version courte (40 mots max) : pour Instagram ou bouton produit
- Version moyenne (100 mots) : pour fiche produit Shopify
- Version longue (200 mots) : pour page collection ou storytelling
Règles absolues :
- Ne jamais commencer par le nom du produit
- Ne jamais utiliser les mots : [MOTS INTERDITS DU BRANDBOOK]
- La promesse principale doit apparaître dans les 10 premiers mots de chaque version
Prompt 5 : Réponse commentaire négatif
Quand l'utiliser : tu reçois un commentaire difficile sur les réseaux ou sur une plateforme d'avis et tu ne sais pas comment répondre sans trahir l'identité de la marque. Ce prompt garantit que la réponse reste dans le ton, ni trop défensive ni trop servile, et qu'elle préserve la relation client.
Tu vas m'aider à répondre à un commentaire client difficile en restant parfaitement dans l'identité de cette marque. J'uploade son brandbook. Lis-le entièrement.
Voici le commentaire reçu : [COLLER LE COMMENTAIRE EXACT]
Contexte :
- Plateforme : [INSTAGRAM / GOOGLE / TRUSTPILOT / AUTRE]
- Le commentaire est : [FONDÉ / PARTIELLEMENT FONDÉ / INJUSTE / AGRESSIF]
- Ce qu'on peut proposer concrètement : [REMBOURSEMENT / ÉCHANGE / EXPLICATION / RIEN DE CONCRET]
Génère 3 versions de réponse :
- Une version courte et ferme (pour un commentaire agressif)
- Une version empathique et réparatrice (pour un problème réel)
- Une version qui transforme la critique en conversation
Pour chaque version : respecte le ton de voix du brandbook, ne sois jamais servile, ne t'excuses que si c'est justifié, et termine toujours par une ouverture, pas une fermeture.
Prompt 6 : Pitch rapide
Quand l'utiliser : tu prépares un rendez-vous avec un distributeur, un investisseur, un journaliste ou un partenaire potentiel. Ce prompt génère un pitch oral calibré sur l'interlocuteur, avec les objections probables et les réponses à préparer. À utiliser aussi pour préparer un email de prise de contact.
Tu vas m'aider à construire un pitch oral de cette marque pour [UN DISTRIBUTEUR / UN INVESTISSEUR / UN PARTENAIRE / UN JOURNALISTE]. J'uploade son brandbook. Lis-le entièrement.
Contexte du pitch :
- Durée : [30 SECONDES / 2 MINUTES / 5 MINUTES]
- Format : [ORAL EN FACE À FACE / VISIO / EMAIL DE SUIVI]
- Ce que je veux que l'interlocuteur retienne : [UNE CHOSE PRÉCISE]
- Ce que je veux qu'il fasse après : [PRENDRE RDV / RÉFÉRENCER / INVESTIR / COUVRIR]
Génère le pitch en respectant strictement :
- Le ton de voix et les mots-clés du brandbook
- La promesse de marque comme fil conducteur
- Une accroche d'ouverture qui ne commence pas par "Bonjour je suis..." ou "Notre marque c'est..."
- Une fermeture avec une invitation à l'action précise
Donne-moi aussi : les 3 objections les plus probables de cet interlocuteur et une réponse courte pour chacune, cohérente avec le positionnement de la marque.
Prompt 7 : Aide réponse SAV
Quand l'utiliser : tu dois répondre à une demande client complexe, gérer un retour ou une réclamation, et tu veux que la réponse soit à la hauteur de l'identité de la marque. Ce prompt est aussi utile pour construire une base de réponses SAV types à intégrer dans un FAQ ou dans un outil comme Gorgias.
Tu vas jouer le rôle d'assistant SAV de cette marque. J'uploade son brandbook. Lis-le entièrement. Tu devras répondre aux demandes clients en respectant scrupuleusement le ton de voix, les valeurs et la posture de cette marque.
Voici la demande client : [COLLER LE MESSAGE EXACT]
Type de demande : [RETOUR / REMBOURSEMENT / RÉCLAMATION QUALITÉ / QUESTION PRODUIT / DÉLAI LIVRAISON / AUTRE]
La situation réelle est : [CE QU'ON PEUT FAIRE / CE QU'ON NE PEUT PAS FAIRE / CE QU'ON NE SAIT PAS ENCORE]
Génère une réponse qui :
- Ouvre avec une reconnaissance du problème (sans excuses excessives si non justifiées)
- Apporte une solution ou une étape suivante claire
- Reste dans le ton exact de la marque (ni trop formel ni trop familier selon le brandbook)
- Ne promet jamais ce qu'on ne peut pas tenir
- Se termine par une phrase qui préserve la relation client long terme
Propose aussi une version "réponse type" qu'on pourrait intégrer dans un FAQ ou une base de réponses SAV.
Comment savoir si ton brandbook est bon
Trois tests simples, aucun ne demande d'expertise en branding.
Le test du prestataire externe. Donne ton brandbook à quelqu'un qui ne connaît pas ta marque, graphiste freelance, photographe, rédacteur. Demande-lui de produire quelque chose pour toi en s'appuyant uniquement sur ce document. Si le résultat est cohérent avec ton identité sans que tu aies besoin d'expliquer quoi que ce soit, le brandbook est bon. Si tu dois corriger, expliquer, ajuster, le brandbook est incomplet.
Le test du fondateur. Est-ce que tu peux expliquer ton brandbook en 5 minutes à un investisseur sans l'avoir relu ? Est-ce que les éléments clés sont suffisamment ancrés pour guider une décision difficile au moment où elle se présente ? Si tu dois le relire entièrement pour te rappeler ce qu'il dit, c'est que son contenu n'est pas encore assez intégré dans la culture de la marque.
Le test du temps. Est-il encore pertinent 18 mois après sa création ? Est-ce que la cible définie correspond toujours à celle qui achète ? Est-ce que les valeurs opérationnelles guident encore les décisions réelles ? Un bon brandbook vieillit bien parce qu'il est construit sur des fondations stratégiques solides, pas sur des tendances visuelles passagères.
Questions fréquentes sur le brandbook
Wiiv fournit-elle un branding book IA ready ?
Oui, chez wiiv, nous fournissons un format de brandbook spécial IA ready. Prêt à être uploadé dans n'importe quel IA et optimisé pour donner toutes les infos nécessaire à votre IA préférée. Et oui, cela fonctionne avec votre IA préférée : ChatGPT, Claude, Gemini, Perplexity ....
Quelle est la différence entre un brandbook et une charte graphique ?
Une charte graphique couvre les règles visuelles de l'identité : logo, couleurs, typographies. Un brandbook couvre la stratégie complète : qui est la marque, à qui elle parle, ce qu'elle promet, comment elle s'exprime verbalement et visuellement. La charte est une annexe du brandbook, pas son équivalent. Avoir une charte sans brandbook, c'est avoir un mode d'emploi sans savoir ce qu'on construit.
Combien de pages doit faire un brandbook ?
Entre 20 et 90 pages selon la complexité du projet. Ce n'est pas une question de volume, c'est une question de densité utile. Chaque page doit répondre à une question pratique qu'un utilisateur réel va se poser. Un brandbook de 90 pages bien construit vaut mieux qu'un brandbook de 40 pages rempli de moodboards et de règles d'espacement que personne ne lit.
Qui doit créer le brandbook ?
Une agence spécialisée en stratégie de marque, pas un graphiste. Le brandbook nécessite une analyse de marché, une lecture de la concurrence, un travail sur le fondateur et sa vision, et une capacité à prendre des décisions stratégiques tranchées. Ce n'est pas un exercice de mise en page. C'est un exercice de précision stratégique.
Est-ce qu'on peut créer son brandbook avec l'IA ?
Partiellement. L'IA peut aider à explorer certaines étapes : naming, ton de voix, manifeste, mots-clés. Elle ne peut pas remplacer l'analyse stratégique du marché réel, l'identification de la vraie cible, ni la prise de position tranchée sur le positionnement. Un brandbook 100% IA sera générique. Les trous à remplir dans les prompts de cet article représentent exactement les informations que l'IA ne peut pas inventer à ta place.
Combien de temps prend la création d'un brandbook ?
Entre 2 semaines pour un lancement light et 3 mois pour une réorientation de marque complexe avec plusieurs lignes de produits. La durée dépend directement de la profondeur du travail stratégique en amont. Un brandbook produit en 48 heures est un brandbook qui n'a pas fait ce travail.
Quand faut-il refaire son brandbook ?
À chaque étape de vie significative de la marque. Nouveau marché, nouveau positionnement, nouvelle gamme majeure, levée de fonds, changement de direction. Pas à chaque saison, pas à chaque tendance. Les fondations stratégiques sont stables. Ce sont les déclinaisons qui évoluent. Un brandbook bien construit dès le départ minimise la fréquence des refontes profondes.
Comment utiliser son brandbook avec l'IA au quotidien ?
En l'uploadant comme base de connaissance dans Claude, ChatGPT ou Gemini, et en utilisant des prompts structurés qui demandent à l'IA de produire dans le cadre de la marque. Les 7 prompts de cet article couvrent les cas d'usage les plus fréquents : posts, naming produit, brief créatif, descriptions produit, réponses commentaires, pitch et SAV. Plus le brandbook est précis, meilleurs sont les outputs.
Wiiv livre-t-il un brandbook dans tous ses projets ?
Oui. Chez Wiiv, agence branding et packaging basée à Paris intervenant à Bordeaux, Lyon et Milan, chaque projet commence par le Deepbranding, le processus stratégique qui précède toute décision visuelle. Le brandbook est le livrable principal de cette phase. Il sert ensuite de fondation à tout le travail de design, de packaging et de développement Shopify qui suit.